Santé : ce qui change depuis le 1er octobre 2026

Depuis le 1er octobre 2026, quatre mesures modifient le parcours de soins et le reste à charge des patients : deux avancées pour l'accès aux soins, deux évolutions qui pèseront sur le budget santé des ménages. Professionnels du territoire, patients, aidants : voici l'essentiel à retenir pour bien accompagner les parcours en Seine-Saint-Denis.

Prévention élargie, santé mentale plus accessible, mais aussi remboursements revus pour certains malades chroniques : ces changements touchent directement les personnes que nous accompagnons au quotidien, souvent âgées, atteintes de maladies chroniques ou en situation de fragilité. Mieux les connaître, c'est mieux orienter.

1. Mon bilan prévention : les kinésithérapeutes peuvent désormais le réaliser

Créé en 2024, ce rendez-vous de prévention gratuit pouvait jusqu'ici être mené par les médecins, sages-femmes, infirmiers et pharmaciens. Depuis le 1er octobre, les masseurs-kinésithérapeutes s'ajoutent à la liste. Une bonne nouvelle sur un territoire où l'accès au médecin reste difficile : un interlocuteur de plus, souvent déjà connu du patient.

À qui s'adresse-t-il ? Aux assurés de 18 à 25 ans, 45 à 50 ans, 60 à 65 ans et 70 à 75 ans.

À quoi sert-il ? Faire le point sur les habitudes de vie, repérer les facteurs de risque de maladies chroniques, rappeler les dépistages (cancers, IST) et vérifier les vaccinations.

Combien ça coûte ? Rien : il est pris en charge à 100 % par l'Assurance maladie, sans avance de frais.

Comment le trouver ? La carte des professionnels participants est disponible sur santé.fr.

2. Mon soutien psy : plus d'avance de frais pour personne

Le dispositif permet jusqu'à 12 séances chez un psychologue partenaire. Jusqu'ici, seules certaines catégories de patients étaient dispensées d'avancer les frais. Depuis le 1er octobre, le tiers payant est généralisé à tous : la part de l'Assurance maladie (60 % d'une séance à 50 €) n'est plus à avancer.

Pour les personnes aux revenus modestes, c'était souvent le premier frein. C'est un argument concret à mobiliser quand nous orientons une personne en souffrance psychique ou un aidant épuisé.

À noter : pour les mineurs en affection de longue durée (hors ALD psychiatrique), le nombre de séances n'est plus plafonné lorsqu'elles s'inscrivent dans un protocole de soins.

3. Patients en ALD : certains médicaments ne sont plus remboursés à
100 %

Les médicaments à service médical rendu (SMR) faible, remboursés à 15 % en temps normal, n'étaient plus soumis au ticket modérateur lorsqu'ils étaient prescrits au titre d'une affection de longue durée. Depuis le 1er octobre, cette exonération est supprimée : ils reviennent au taux de 15 %, même dans le cadre de l'ALD.

Ce qui ne change pas : tous les autres soins liés à l'ALD restent pris en charge à 100 %.

Exception : les titulaires d'une rente accident du travail ou maladie professionnelle conservent la prise en charge intégrale.

Notre conseil : pour les patients polymédiqués, un point avec le médecin traitant ou le pharmacien permet de repérer les médicaments concernés, et de vérifier que la complémentaire santé prend bien le relais.

4. Franchises médicales : le plafond annuel passe à 140 €

Les montants prélevés à chaque acte ne bougent pas. En revanche, le plafond annuel augmente : il passe de 50 à 70 € pour les franchises, et de 50 à 70 € pour les participations forfaitaires, soit 140 € au maximum par an au lieu de 100 €. Ces plafonds seront ensuite indexés sur l'inflation à partir de 2028.

Ce qui est prélevé                          Montant  (inchangé)                        plafond du jour 
Boite de médicament                                1 €                                                      4 €
Acte paramédical (infirmier, kiné...)        1 €                                                      4 €
Transport Sanitaire                                    4 €                                                      8 €
Consultation médicale                               2 €                                                   -------

Les personnes les plus suivies, souvent celles que nous accompagnons, atteindront plus vite ce nouveau plafond. Restent exonérés : les moins de 18 ans, les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire et les femmes enceintes à partir du 6e mois de grossesse.

Le DAC 93 Sud à vos côtés

Ces évolutions peuvent compliquer des situations déjà complexes : reste à charge qui augmente, droits à vérifier, orientation vers un psychologue ou un bilan de prévention. Professionnels du sud de la Seine-Saint-Denis, si l'un de vos patients se trouve en difficulté face à ces changements, l'équipe de coordination du DAC 93 Sud est là pour vous appuyer et l'orienter vers les bons interlocuteurs.

Sources


Lire les commentaires (0)

Articles similaires


Soyez le premier à réagir

Ne sera pas publié

Envoyé !

Derniers articles

Catégories